Liang Liang

Doctorante en géographie humaine à l’Université Picardie Jules Verne

Directeur : Olivier LAZZAROTTI

Co-direction : Benjamin TAUNAY

 

Forte à la fin du XXe siècle, la notion de production mémorielle est aujourd’hui remise en question par l’apparition de nouvelles manifestations mémorielles. La mondialisation capitaliste, d’un côté, suscite un processus de modernisation dans les pays émergents et accélère la disparition des monuments historiques et des modes de vie traditionnels. De l’autre, elle relève également l’intérêt pour le patrimoine vernaculaire afin de cultiver l’identité géographique.

 

A partir de cette problématique, mon travail de recherche s’appuie sur quatre lieux situés à Guangzhou et Foshan, dans le sud de la Chine. Ces quatre lieux témoignent des transformations brutales suscitées par des volontés politiques à plusieurs échelles (nationale, provinciale, locale). Elles se trouvent également à différents stades de développement. En reproduisant des paysages anciens investis par des éléments de la modernité, tous ces lieux sont actuellement dans un processus de renouvellement pour devenir multifonctionnels (avec un développement touristique, culturel, commercial et immobilier) et représenter dans l’avenir la ‘‘nouvelle image métropolitaine’’.

 

En parallèle, ces transformations ‘‘forcées’’ par l’investissement politique provoquent un déplacement de population important et posent la question de la légitimité du renouveau urbain. De nombreuses contestations sont portées par des habitants déplacés, des intellectuels et des médias locaux. Dès lors, des activités ou des manifestations, individuelles ou collectives, produisent des effets sur le déroulement des projets urbains. Avant de devenir la ‘‘nouvelle image métropolitaine’’ planifiée, tous ces lieux révèlent non seulement des contrastes physiques (secteurs embellis, secteurs en chantier, démolis qui coexistent dans un même lieu), mais aussi dans les pratiques.